Par Joanie Fontaine-Dupont, agente en milieux naturels à l’AF2R
Émile Chapdelaine est technologue forestier saisonnier à la SOPFIM. Son travail consiste à recueillir des données en milieu forestier, notamment sur le carbone vivant et mort ainsi que sur les populations d’insectes. Grâce à ces données, il soutient les chercheurs dans leurs efforts pour mieux préserver les ressources forestières du Québec face aux maladies cryptogamiques et aux insectes ravageurs.
Peux-tu nous décrire ton travail et nous dire depuis combien de temps tu l’exerces ?
« Je suis travailleur forestier depuis maintenant quatre ans. Actuellement, j’occupe un poste de technologue forestier saisonnier à la SOPFIM, où je travaille plus précisément comme chef d’équipe sur deux projets de recherche : Bilan carbone et Faune non visée.
Pour le projet carbone, il s’agit de mener un grand inventaire de tout le carbone vivant et mort dans plusieurs parcelles sur la Côte-Nord de manière à déterminer l’empreinte carbone de la SOPFIM.
Pour le second projet, on fait l’inventaire cette fois-ci des insectes présents dans une multitude de parcelles étant affectées à différents degrés par les activités de la SOPFIM. L’objectif est de s’assurer que nos activités en forêt ne menacent pas la biodiversité de la forêt.
L’hiver et le printemps, je suis travailleur acéricole. Je m’occupe d’une petite érablière familiale. »
La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) a pour mission de protéger les forêts contre les maladies et insectes ravageurs. Son principal mandat vise la protection des forêts québécoises pendant l’épidémie de tordeuses des bourgeons de l’épinette (TBE).
Quel aspect de ton travail préfères-tu ?
« J’apprécie le fait de travailler dehors dans un environnement naturel et où le stress n’est pas un facteur important. »
Bien que le travail d’Émile soit saisonnier, il n’est jamais à l’abri d’une bordée de neige hâtive. Ses fonctions l’obligent ainsi à s’adapter à différentes conditions climatiques.
Quelle est ta formation ?
« J’ai complété un DEC en technologie forestière au cégep de Sainte-Foy. »
Le technologue forestier saisonnier à la SOPFIM travaille principalement dans la forêt. Il y réalise des inventaires forestiers à l’aide de pièges à insectes, de guides d’identification d’insectes et des maladies forestières, ainsi que de divers instruments de mesure. Il consigne rigoureusement ses observations et prélève des échantillons destinés à des analyses en laboratoire.
Pourquoi as-tu choisi ce domaine ?
« J’avais envie d’un travail concret, alliant sciences naturelles et travail manuel. Amant de la nature et peu attiré par le travail de bureau, ce métier semblait me convenir parfaitement. »
Qu’est-ce qui est motivant dans ton domaine et que tu aimerais partager avec la relève ?
« Il y a beaucoup d’opportunités d’emploi si tu es prêt à travailler à l’extérieur de ta région.
L’environnement de travail est imbattable si tu sais cohabiter avec les mouches.
D’un point de vue santé, le métier de technologue forestier est idéal. Il s’agit principalement de marcher en forêt, une activité qui commence peu à peu à être prescrite par les médecins ! »
Le technologue forestier saisonnier à la SOPFIM contribue à la protection et la santé des forêts du Québec, tout en participant à des projets de recherche passionnants mêlant foresterie, biologie et environnement. Il a également l’occasion de découvrir des paysages exceptionnels, loin de la routine du travail de bureau.
Y a-t-il des préjugés que tu aimerais démystifier ?
« Beaucoup de gens s’imaginent qu’étudier en technologie forestière implique forcément de se trouver un emploi relié aux industries forestières (opérations de récolte, reboisement, etc.) alors qu’on peut aussi trouver du travail en conservation, en foresterie urbaine ou en recherche comme dans mon cas. »
Merci Émile pour ce merveilleux témoignage !
Pour plus d’informations sur les emplois à la SOPFIM, consultez leur site internet.


